Menu
Croix Bleue - Blue Cross1-877-909-7686

La Fondation Rêves d'enfants

Le rêve de Mégane : l’Afrique du Sud!

 

Mégane Tardif a combattu un lymphome de Hodgkin, une forme de cancer qui affecte les ganglions lymphatiques et qui a évolué très vite.

 

Mégane a dix minutes d’avance lorsque je vais la rencontrer en compagnie de sa mère Julie, notre collègue de CanAssistance. La ressemblance est frappante et, malgré son jeune âge, la jeune fille dégage déjà une force tranquille.

 

Au café, elle s’installe avec aisance et me regarde franchement. Durant l’entrevue, elle passera sans cesse du français à l’anglais dans une même phrase, héritage de ses années de secondaire passées à l’école Face, une école bilingue de Montréal.

 

Une jeune fille brave

meaganFin avril 2017, au CHUM de Montréal, Mégane renvoie son père à la maison et reste à l’hôpital pour être la première sur la liste des tomographies le lendemain. La famille n’est pas du genre à courir à l’urgence à la moindre blessure, mais la bosse dans son cou a doublé de volume en quelques heures.

 

La tomographie mène à d’autres tests, nombreux. Le temps passe et Mégane s’interroge. Les médecins se succèdent, lui posent les mêmes questions et lui disent d’appeler ses parents. Elle a de grands yeux curieux, une bouche en cœur et un cerveau entre les deux oreilles. Elle voit bien que quelque chose ne va pas.

 

Quand son père arrive, 10 médecins expliquent ce qu’est un Hodgkin lymphoma. Elle le dit en anglais, car c’est dans cette langue qu’elle reçoit ce diagnostic qu’elle ne comprend pas.

 

Quand les médecins laissent tomber leur jargon, elle apprend qu’elle a un cancer. Une telle nouvelle entraîne son lot de réactions insolites. Son père prend toutes les notes qu’il peut ; Mégane est prise d’un fou rire nerveux ; après une colère incrédule, sa mère se met à pleurer alors que les mots Hodgkin et cancer passent de sa tête à son cœur.

 

Le grand frère accueillera la nouvelle d’un grand slow clap; Lilli, la meilleure amie de Mégane, se met à faire des recherches sur Google; la petite sœur fond en larmes quand elle l’apprend au retour d’un voyage scolaire. Même Jacques Archambault, l’accompagnateur du groupe, s’y met. Il connaît si bien Mégane ; il a été son coach de soccer pendant cinq ans. « C’est le cœur de Face », dit-elle.

 

Et puis, c’est la colère, le sentiment d’injustice. Ce sera la fin des classes et Mégane a hâte à l’été avec sa bande d’amies. Un cancer ? « Oui bon, plus tard peut-être, mais là, à 17 ans? Why me?”

 

Tout se bouscule

 

Le cancer de Mégane est grave et les tumeurs sont nombreuses. Sa chimiothérapie commence quelques jours plus tard. Le premier des quatre cycles sera le pire. Mégane en sort très affaiblie.

  

À la maison, les médicaments contre la nausée n’ont aucun effet. Elle vomit sans arrêt, se déshydrate et est incapable de se tenir debout. Survient une fièvre, redoutée à cause de son système affaibli. Retour à l’hôpital où l’on détecte une infection du sang qui aurait pu lui être fatale. Traitements, fatigue, incapacité de manger, faiblesse. « Ils m’ont pesée, dit-elle. En trois jours, j’avais perdu 30 % de ma masse.»

 

Alors qu’elle devait recevoir son congé, la fièvre remonte à 43 °C. Elle grelotte toute la nuit aux soins intensifs bien qu’elle soit en sueurs. Retour à sa chambre pour six jours. Elle n’a pas le droit de sortir. Seule sa famille immédiate peut la voir. « J’ai pleuré fâchée ! » La veille de son congé, le bras qui porte le cathéter est très gonflé. Un caillot de sang bloque une partie de l’artère sous-clavière à 60 % et l’autre… à 100 %. Non, elle ne sortira pas. On lui donne des anticoagulants. Un an plus tard, le caillot est toujours là et elle prend toujours des anticoagulants, peut-être à vie.

 

À ce moment de son récit, je ne peux m’empêcher de m’indigner : « Non, mais, savent-ils ce qu’ils font ? » Mégane sourit.

 

À la loterie du cancer…

 

Mégane n’a vraiment pas touché le gros lot.

 

La formation d’un caillot est rare, mais plus fréquente dans les cas de lymphomes de Hodgkin. Les tumeurs étaient si nombreuses autour de la trachée, du cœur et des poumons qu’il était très risqué d’opérer Mégane pour installer un Port-a-Cath®.

 

Cette membrane insérée sous la peau facilite l’administration de médicaments intraveineux. Cela aurait réduit le risque de caillot, mais elle n’a pu recevoir le sien que lorsque l’opération a été jugée sans danger.

 
11 jours « en prison »

 

Après deux congés ratés, Mégane demande à sortir, au moins de sa chambre; elle étouffe. C’est non, trop risqué. Au 11e jour, on lui permet enfin de sortir de l’hôpital, accompagnée de sa sœur Audrey. La journée est splendide, ensoleillée. Il fait 30 °C. Dès qu’elle met un pied dehors, elle se met soudainement à pleurer, secouée de longs sanglots qui diluent la frustration et la peur.

 

« C’était mon premier cycle de chimio, je ne savais pas à quoi m’attendre et je venais de passer 11 jours dans une toute petite pièce. Et puis, je ne savais pas que mon amie Lilli serait là. »

 

L’amitié comme rempart

 

Lilli, l’indéfectible Lilli, toujours là quand il le faut : le jour du diagnostic, le jour de la première sortie, entre les traitements. C’est elle qui est là pour consoler son amie quand elle n’en peut plus, qui texte et relaye les parents de Mégane à la maison ou à l’hôpital, si sa présence est permise.

 

Alix, Amélie et Joybi, les autres membres de la bande, trouveront aussi du temps pour Mégane. Leur présence lui fait chaud au cœur, mais elle ne veut pas de leur pitié. Mégane a en effet la pudeur des gens qui ne veulent pas être pris en pitié.

 

Elle évite donc de s’étendre sur le reste de la thérapie, soulignant toutefois qu’alors qu’elle croyait que ce serait fini au mois d’août, on lui annonce qu’elle aura aussi des traitements de radiothérapie. Ils finiront en octobre.

 

Un rêve pour s’accrocher

 

À la fin du mois de juin, l’équipe soignante fait appel à la Fondation Rêves d’enfants. À l’unité d’oncologie, plusieurs enfants ont déjà réalisé leur rêve avec la Fondation, et ils en parlent à ceux qui sont en attente du leur. On la met en contact avec Suzie Mousseau, coordonnatrice de Rêves d’enfants, qui lui dit qu’elle peut demander ce qu’elle veut. « Oh là, là! Mais il y a tellement de choses que je veux faire! »

 

La jeune fille y réfléchit longuement. Comme 70 % des enfants parrainés, elle choisit de voyager. Oui, mais où ? L’Australie ? Elle n’aurait pas le temps de voir aussi la Nouvelle-Zélande, qui est à côté. Les îles grecques ? Elle garde ce pays pour un voyage entre amis – notez qu’elle se voit déjà guérie ! Le Maroc ? Non, ça, c’est réservé à Lilli qui a des parents là-bas. L’idée d’un voyage en famille s’impose. « Je voulais vraiment vivre ça avec ma famille. »

 

Mégane est amoureuse de la mer, ses parents adorent la montagne, le grand frère préfère la ville et la jeune sœur aimera tout ça, pourvu que Mégane aille bien. L’Afrique du Sud ? Le cousin de Lilli, qui a voyagé autour du monde, affirme que c’est le plus bel endroit qu’il ait jamais vu. Ce sera donc Capetown qui allie la mer, la ville et les montagnes !

 

Cape Town

« Capetown, ça allait faire plaisir à tout le monde et ça allait me faire plaisir à moi; il y avait la mer. Et je voulais faire un safari; ma mère aussi ! »

 

Suzie Mousseau veillera à tout planifier. Reste à trouver une date qui convient à tout le monde puisque toute la famille est aux études, sauf papa ! Mégane a repris ses cours au collège Dawson où le Student Accessibily Center facilite les choses pour les étudiants aux prises avec une maladie. Aujourd’hui, elle doit quand même recommencer la majeure partie de son année.

 

***

J’avoue mon admiration à cette belle jeune fille devant cette tranche de vie si éprouvante : « Cinq mois vécus en concentré. Tu décompresses depuis ? »  Elle éclate d’un grand rire joyeux. « Oui ! J’essaie ! Je vais à l’école et je travaille, mais j’essaie. »

 

Mégane veut lancer sa ligne de vêtements. Elle fait d’abord une technique en Business Management, puis elle ira étudier le design de mode à l’université. (Un cerveau, vous disais-je…)

 

Elle a déjà trouvé le programme en France qui allie mode et affaires et qui la mènera à Paris, Londres et Milan. « C’est cher et je dois voir mes options, mais je ne veux pas tuer mes rêves. »

 

Elle lance cette phrase, lucide, mais confiante et heureuse, sans peut-être en réaliser tout le sens. Quand elle me lira, elle l’aura compris.

***

Mégane et sa famille sont partis en Afrique du Sud en avril 2018, parrainés par Rêves d’enfants et assurés par Croix Bleue. Elle nous a raconté son histoire, mais les souvenirs resteront entre eux. Les voyages de rêves sont faits pour ça.

 ***

Depuis 1989, Croix Bleue est partenaire de la Fondation Rêves d’enfants et contribue à réaliser les rêves d’enfants canadiens atteints d’une maladie grave.

Depuis le début de son partenariat avec la Fondation Rêves d’enfants, Croix Bleue fournit l’assurance voyage requise pour réaliser les voyages, en plus de lever la clause d’exclusion pour la maladie de chaque enfant. La réalisation de ces souhaits permet aux enfants de rêver plutôt que de penser au prochain traitement. Ce rêve leur donne l’espoir et l’énergie de continuer à se battre.

Si un événement malheureux devait survenir lors du voyage, Croix Bleue s’en chargera. Nous sommes fiers de dire que jamais le rêve d’un enfant admissible n’a été refusé chez Croix Bleue.

Prenez quelques minutes et voyez à quel point les rêves ont un impact positif dans la vie de ces enfants et de leurs proches. Dès l’annonce que leur rêve deviendra réalité, l’effet se fait sentir, et même longtemps après le retour.

 

Sur les ailes d'un ange - Mathieu

Une histoire de faux frères - Gabriel

Une amitié spéciale - Roxanne

 

Le rêve de Jackson : le Fenway Park

Jackson

Le baseball est la grande passion de Jackson. En 2015, il s’est même qualifié pour une équipe AAA et il s’est entraîné tout l’hiver pour devenir le lanceur partant. Une douleur au bras l’a conduit chez le médecin, qui l’a immédiatement dirigé vers l’Hôpital pour enfants de Toronto. Jackson a été dévasté en apprenant le diagnostic : sarcome d’Ewing, une forme rare du cancer des os. 

Ce jeune de 13 ans a alors dû subir une batterie de traitements épuisants de chimiothérapie, puis une radiothérapie qui l’a empêché de jouer au baseball, qu’il aime tant.
Jackson était profondément démoralisé à cause de son bras qui le faisait souffrir et des taux d’hémoglobine désespérément bas lorsqu’on lui a appris qu’il pourrait réaliser son rêve le plus cher.
« Le moral de Jackson est radicalement remonté lorsqu’il a su qu’il pourrait réaliser son rêve », affirme sa maman, Carolyn. Pas étonnant que les Blue Jays de Toronto et les Red Sox de Boston en fassent partie. Jackson rêve de les rencontrer lors d’une partie au fameux Fenway Park de Boston.
Carolyn et Derek, les parents de Jackson, sont infiniment reconnaissants envers la Fondation Rêve d’enfants et Croix Bleue d’aider Jackson à réaliser son rêve.
« Ce que vous faites pour Jackson est formidable. Il est porté par ce projet et il a tellement hâte d’y aller. Grâce à ce rêve, il recommence à regarder vers l’avant, pas derrière, et à penser à un futur où il ira mieux », affirme Carolyn.
Depuis près de 30 ans, Croix Bleue fournit gracieusement l’assurance voyage aux familles de rêves.

Le rêve d’Arianna de visiter Disney lui a donné des ailes

AriannaII

En 2015, alors qu’Arianna n’avait que 4 ans, des symptômes mystérieux sont apparus : douleurs aux jambes et à la colonne vertébrale, une bosse derrière la tête et une infection à un doigt qui ne guérissait pas malgré les antibiotiques. Shelly, la maman d’Arianna, a multiplié les visites chez les médecins pour la faire examiner. 

Enfin, un oncologue a dû annoncer la nouvelle à Shelly : « Personne ne veut entendre ce genre de chose, mais Arianna a un cancer. Je suis vraiment désolé. »
Pour Shelly, ce moment reste un des pires de sa vie.
Les six premiers mois de traitement ont été vraiment intenses pour Arianna et sa famille alors que bien des jours et des nuits se sont passés à l’hôpital. Cette période a été très difficile pour toute la famille, émotivement et financièrement.
Mais durant les traitements, l’idée de voir le rêve le plus cher d’Arianna se réaliser grâce à Rêves d’enfants a donné de l’espoir à toute la famille. La petite terminera ses traitements en octobre 2017, deux ans après les symptômes initiaux. Pour l’instant, elle est très excitée à l’idée de prendre un avion pour aller à Disney.
« Parler de notre voyage à Disney lui a véritablement donné des ailes, affirme Shelly. Et de voir cette épreuve se conclure par un rêve nous aide tous. »

Toute sa famille va profiter du rêve de Mikayla

MikaylaII

Le lendemain de sa naissance, les médecins ont remarqué que le teint de Mikayla n’était pas normal et qu’elle avait du mal à respirer. Peu après, ses parents Michael et Rose-Marie apprenaient que Mikayla avait une atrésie de la valve pulmonaire. C’est une condition potentiellement mortelle due au développement anormal de la valve pulmonaire qui l’empêche de s’ouvrir. Le sang ne peut donc passer du ventricule droit du cœur jusqu’aux poumons. 

Mikayla a été immédiatement inscrite sur une liste pour recevoir un don d’organe. Heureusement, un donneur a été trouvé et elle a pu recevoir un nouveau cœur en avril 2009 alors qu’elle n’avait que 8 mois.
Aujourd’hui âgée de 7 ans, c’est une petite fille vive et pétillante qui adore les histoires de fées et les princesses, nager et jouer à Minecraft.
Mikayla déborde de joie à l’idée d’aller à Disneyland grâce à la Fondation Rêves d’enfants.
Ses grandes sœurs, Alexis et Emily, sont enchantées de pouvoir partager ce rêve elles aussi.
« Nous ne pouvions pas voyager à cause de la maladie de Mikayla et de nos moyens financiers. Ce voyage est vraiment merveilleux pour nous. Même si notre fille va bien en ce moment, nous savons que ses problèmes cardiaques peuvent être imprévisibles. Alors nous tentons de lui donner autant de joie que nous le pouvons, confie son père Michael. Nous sommes extrêmement touchés de voir que des gens sont assez généreux pour aider Mikayla à réaliser son rêve. »

La Fondation Rêves d’enfants compte sur des partenaires comme nous, mais surtout sur la générosité de gens comme vous. Contribuez à votre tour et aidez un enfant à réaliser son rêve.

  • Chez Croix Bleue, la fierté qui nous habite est telle que nous nous sentons privilégiés de pouvoir aider ces jeunes courageux et de contribuer à réaliser leur rêve.
  • « Nous sommes extrêmement reconnaissants envers l’assurance voyage Croix Bleue. C’est cette tranquillité d’esprit qui nous a permis de tenir en place toutes les pièces du casse-tête. Sans elle, Maya n’aurait pas pu visiter Disney comme elle le souhaitait. Notre séjour sans souci a été des plus agréables. Merci Croix Bleue! »
    — Daniel Sapersilver, papa de Maya
  • « Croix Bleue est un partenaire précieux, membre de la famille de Rêves d’enfants depuis plus de 25 ans. Grâce à son soutien continu, nous avons réalisé près de 10 000 souhaits de voyage, soit environ 60 % de tous les souhaits que nous avons accordés! Nous apprécions grandement le sentiment de sécurité que Croix Bleue apporte à nos familles. Sans elle, nous ne pourrions tout simplement pas réaliser ces vœux de voyage. »
    — Chris Kotsopoulos, DG de la Fondation Rêves d’enfants du Canada
  • Croix Bleue est fière de faire équipe avec la Fondation Rêves d’enfants pour aider à réaliser les souhaits d’enfants gravement malades.