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Tout sur l'intolérance au gluten

Tout sur l'intolérance au gluten

Les aliments sans gluten sont de plus en plus à la mode. Ces produits se multiplient sur les tablettes des épiceries, et ceux qui sont naturellement sans gluten sont étiquetés ostensiblement pour attirer les consommateurs intéressés.

Mais pourquoi ce mouvement a-t-il fait autant d’adeptes si soudainement? Les gens sont-ils subitement devenus plus susceptibles de développer une intolérance au gluten? S’agit-il d’une stratégie de marketing? Les aliments sans gluten sont-ils simplement le dernier régime à la mode? Est-ce que l’autodiagnostic se généralise?

La désinformation abonde en ce qui concerne le gluten, son rôle dans le régime alimentaire et ses effets sur la santé. Certaines personnes consomment des aliments sans gluten seulement parce qu’elles croient qu’ils sont meilleurs pour la santé, alors que d’autres, particulièrement celles atteintes de la maladie cœliaque, choisissent cette option par nécessité.

Selon la Fondation canadienne de la santé digestive, bon an, mal an, plus de 20 millions de Canadiens ont des troubles digestifs, soit plus de la moitié de notre population. De ce nombre, on croit que 330 000 souffrent de la maladie cœliaque.

Selon Agriculture et Agroalimentaire Canada, près de 10 millions de personnes recherchent des produits sans gluten, et le quart d’entre eux le font pour des raisons médicales (maladie cœliaque = 1 % ou 350 000; sensibilité au gluten non associée à la maladie cœliaque = 6 % ou 2,1 millions).

Qu’est-ce que l’intolérance au gluten?

L’intolérance au gluten est un terme général qui signifie que la personne atteinte ressent certains symptômes lorsqu’elle consomme des aliments contenant du gluten.

Les troubles associés au gluten s’étendent de l’allergie au blé ou au gluten, à la sensibilité au gluten et à la maladie cœliaque. Bien que le système immunitaire réagisse en cas de maladie cœliaque et d’allergies au blé ou au gluten, la réaction diffère selon le trouble et seules les personnes atteintes de la maladie cœliaque risquent de souffrir de dommages à la paroi intestinale. L’Association canadienne de la maladie cœliaque se sert du terme « sensibilité au gluten » pour décrire toute personne qui éprouve « divers symptômes lorsqu’elle consomme du gluten et se sent mieux lorsqu’elle suit un régime sans gluten, sans pourtant être atteinte de la maladie cœliaque ». Selon l’association, il est préférable de désigner cette affection par l’expression « sensibilité au gluten non liée à la maladie cœliaque ».

Signes et symptômes de sensibilité générale au gluten

Voici quelques signes courants d’une sensibilité possible au gluten :

  • crampes, gaz et ballonnement;
  • diarrhée chronique;
  • fatigue;
  • maux de tête;
  • inflammation et enflure des articulations;
  • irritabilité, anxiété ou dépression.

Qu’est-ce qui cause l’intolérance au gluten?

On ne sait pas pourquoi certaines personnes sont sensibles au gluten, mais la maladie cœliaque semble héréditaire. Un des aspects les plus troublants de la sensibilité au gluten est l’absence de test médical. Même si les tests sanguins de dépistage de la maladie cœliaque sont de plus en plus accessibles, certaines personnes dont le test est négatif présentent de nombreux symptômes semblables.

Puisque les symptômes d’autres troubles digestifs peuvent ressembler à ceux de la sensibilité au gluten, il est conseillé de consulter d’abord son médecin si on ressent ces symptômes pour connaître les diagnostics possibles. Il faut garder à l’esprit que même en cas de test de dépistage de la maladie cœliaque positif, l’Association canadienne de la maladie cœliaque recommande de ne pas modifier son alimentation avant de subir une biopsie intestinale afin de ne pas retarder le diagnostic exact du trouble.

La cause de l’intolérance au gluten démythifiée

Selon bon nombre de personnes, l’augmentation du nombre de cas d’intolérance au gluten est attribuable à la culture de variétés modernes de blé. Elles croient que le processus de production affecte la teneur en protéine du blé.

Un professeur de l’Université de la Saskatchewan affirme toutefois qu’il a discrédité ce mythe.

« La science ne corrobore pas ces affirmations », a affirmé Ravi Chibbar au Globe and Mail (en anglais seulement).

M. Chibbar a longtemps étudié les variétés ancestrales de blé, mais il a réorienté sa recherche lorsqu’il a remarqué que des professionnels de la santé affirmaient que les nouvelles variétés de blé contenaient une teneur élevée en protéine et différentes sortes d’amidon favorisant l’intolérance au gluten. Il a décidé de vérifier si la teneur en protéine avait effectivement augmenté au fil des ans. C’est bien le cas : d’à peine 0,01 % par année.

« C’est 1 % en 100 ans, a indiqué M. Chibbar. La hausse significative de la teneur en protéine qui serait à la source des effets négatifs du blé ne s’est pas avérée. » Il croit que l’équilibre général n’a pas changé et n’est pas responsable de la prolifération de l’intolérance au gluten.

Pour toute personne qui se rend compte qu’elle a une sensibilité au gluten, l’adoption d’un régime sans gluten est probablement la meilleure manière d’éliminer ses symptômes. Un nutritionniste peut faciliter cette transition en contribuant à la planification des repas et en recommandant les aliments à consommer et à éviter.

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