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Comment prévenir et guérir le mal des montagnes

Comment prévenir et guérir le mal des montagnes

Que ce soit pour admirer les paysages montagneux ou pour se mettre au défi, les excursions en haute altitude attirent chaque année plusieurs voyageurs adeptes de randonnée. De telles aventures ne sont pas sans risque et doivent être soigneusement préparées. Voici ce que vous devriez savoir avant de commencer votre montée.

 

Tout ce qu’il faut savoir avant un voyage en altitude

 

 

Qu’est-ce que le mal aigu des montagnes?

 

Le mal aigu des montagnes (MAM), ou la maladie de haute altitude, c’est un ensemble de symptômes qu’une personne peut développer lorsqu’elle doit s’acclimater à la diminution du taux d’oxygène dans l’air. Les problèmes de santé associés au MAM apparaissent généralement à partir de 2 500 mètres.

 

Il est presque impossible de savoir qui souffrira d’un MAM ou non. Que vous soyez un athlète de haut niveau ou un sportif occasionnel, sachez que votre condition physique n’aura pas d’effets sur votre capacité d’acclimatation. Votre état de santé, quant à lui, peut avoir un impact sur l’apparition des symptômes du MAM. Pour ces raisons, toute personne qui prévoit un séjour au-dessus de 2 500 mètres devrait consulter en santé voyage avant son départ. Si vous avez des problèmes de santé particuliers, vous devriez aussi rencontrer votre médecin traitant avant de tenter une randonnée ambitieuse.

 

Quels sont les symptômes du MAM?

 

Une sensation semblable aux effets d’une consommation d’alcool excessive ou des essoufflements sont souvent décrits, mais plus précisément, vous pourriez souffrir du mal des montagnes si :

  • Vous avez des maux de tête lorsque vous venez d’atteindre une nouvelle altitude et que vous y êtes depuis quelques heures.
  • Vos maux de tête sont accompagnés d’un ou de plusieurs des symptômes suivants :
    • Une fatigue généralisée
    • Une perte d’appétit, des nausées ou des vomissements
    • Des étourdissements ou des vertiges
    • Un trouble du sommeil
Comment l'éviter?

 

On suggère de suivre les recommandations suivantes pour s’assurer de ne pas développer un MAM :

  • Éviter les activités physiques intenses dans les 48 heures qui suivent l’arrivée à plus de 2 500 mètres.
  • Monter graduellement et à plus de 3 000 mètres, ne pas dépasser 300 à 400 mètres d’ascension par jour pour le coucher.
  • Si les 400 mètres sont dépassés, rester une nuit de plus à la même altitude.
  • Un médicament, l’Acétazolamide, peut être prescrit en consultation santé voyage. Le traitement doit être débuté 24 heures avant l’ascension pour favoriser l’acclimatation.
  • Éviter l’alcool et les médicaments qui peuvent ralentir la respiration comme les somnifères, les narcotiques ou les anxiolytiques.
 
Comment traiter le MAM?

 

La première chose à faire en cas de MAM est d’arrêter de monter jusqu’à ce que votre organisme s’acclimate et que les symptômes disparaissent. Si les signes persistent, il faudra malheureusement songer à redescendre.

 

Dans les cas où une descente est impossible, l’Acétalozamide, mentionné précédemment, permet d’accélérer l’acclimatation et de diminuer les symptômes reliés au MAM.

 

Complications du MAM

 

Si des précautions ne sont pas prises, une personne qui souffre d’un MAM pourrait développer, dans les pires cas, un œdème cérébral. Celui-ci est caractérisé par :

  • Des difficultés respiratoires au repos
  • Un rythme respiratoire et cardiaque accéléré
  • Une toux, des râles ou des sifflements
  • Une sensation de congestion au niveau du thorax
  • Une coloration bleutée de la peau et des muqueuses

Un œdème cérébral est une condition médicale grave qui peut mettre en danger la vie de la personne qui en souffre. Une descente immédiate de même que des soins rapides sont essentiels.

 

Rassurez-vous, l’œdème cérébral est rare chez les randonneurs qui privilégient une montée progressive, mais cela demeure une raison non négligeable d’adopter des habitudes de randonnée sécuritaires. À vos bottes!

 

Sources

 

https://www.inspq.qc.ca/sante-voyage/guide/risques/altitude-acclimatation

 

Par Gabrielle Asselin

Vagabondeuse